J'ai cette chance de vivre aux cotés d'une créatrice.

A vrai dire je ne sais pas si "chance" est bien employée. Il est reconnu dans le monde des arts que les  "locomotives " et les "poids lourds" accouchent de leurs oeuvres dans la douleur.

Mon héroine n'échappe pas à cette régle. Quant arrivent les prémices de la fertilisation l'attitude de CATINOU change totalement. Le processus est engagé et plus rien ne compte dans l'entourage...mais ça c'est mon affaire.

 

Laissez moi vous compter le génése de cette création.

CREATION DUNE OEUVRE

 

Une toile blanche, vierge d’empreintes visibles à l’œil nu ou devrais je dire indécelables par l’œil humain. Sur ce support immaculé, le regard de l'artiste s'est déjà posé. Il a expertisé la matière, décidé du cheminement de ses pinceaux, défini les frontières de ses explorations se comportant en maîtresse absolue d'une créature qui rechigne à se laisser dompter.

 

Sa volonté de créer est omniprésente, elle dépasse les limites du temps, rien ni personne ne pourrait l'en empêcher ni endiguer cette force constructrice qui la pousse à déposer sur cette toile cette naissance  d'une œuvre. Cette délivrance s'est faite dans la douleur et le doute est présent. Cette « mise à vie » plaira t elle aux visiteurs.

 

Encore faut il qu'elle ose montrer son enfant...

 

Elle assume la maternité de la création. La rencontre a eu lieu dans le décor de sa première exposition entre vignobles et méditerranée. Dans ce lieu chargé de souvenirs les hommes payant un lourd tribu à cette terre naguère ingrate ont domestiqué les vents et les errances imprévisibles du Rhône. Ces mêmes hommes venant parfois de contrés lointaines ont regardé passer les pèlerins charriant avec peine leurs désirs d'expier jusqu'à Saint Jacques de Compostelle.

 

Certains pèlerins s’arrêtant en ces lieux hospitaliers ont fondé une chapelle réfectoire, toujours présente de nos jours. Ce joyau de la Renaissance porte en mémoire la coquille de Saint Jacques .

 

C'est de ces présences du passé que CATINOU s'est inspiré pour donner naissance à un tableau ( en quatre parties) qui sera offert à la famille CORNILLE Didier et Catherine en remerciement de cette main tendue à cette «  débutante dans l'Art ».

 

En comparaison des symboles qui marquent les lieux, les hôtes ont tendu une main hospitalière à cette voyageuse qui empruntait el camino Frances à ARLES.

 

L'événement est à signaler. CATINOU sort de son contexte de la tauromachie et inspirée par ce qui émane des lieux et principalement de la chapelle, s'essaye à cet exercice périlleux.